Utilitaire

PICHET DE BISTROT

« Du nouveau pour les bistrots ?

Depuis qu’elle s’est installée en France, il y a trente ans, l’Italienne Valeria Polsinelli a toujours été intriguée par l’un des objets agrémentant toutes les tables des troquets : cet incongru petit pichet à vin émaillé marronnasse en forme de tonneau, dont les coulures du col semblent évoquer la mousse de bière. « Je me disais, l’artisan qui a produit ça a conquis un sacré marché. D’un bistrot à l’autre, il présentait parfois de petites variations et j’ai constaté en regardant dessous qu’il était fabriqué par diverses fabriques. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, car il est produit en Chine. »

Quand le Pôle Métiers d’art de Pantin a demandé à la céramiste si elle voulait collaborer sur un projet avec un designer à l’occasion des Designer’s Days 2013, elle a repensé au fameux pichet. L’idée de remettre au goût du jour cet objet populaire a tout de suite séduit le designer Ramy Fischler. « Mes techniques étaient le tournage et le modelage, il préférerait le moulage, je me suis dit : pourquoi pas ? Même si mon dernier moule datait du Cnifop, en 1983… ». Quelques dessins, échanges, maquette papier et un modèle en résine ABS plus tard, Valeria se retrouve en train de réaliser, avec les conseils d’Elise Lefebvre, un moule en cinq parties. Elle y coule neuf pichets de 50 cl en grès qui seront prêts juste à temps pour le vernissage des D’ Days. Sans anse (on l’attrape par le col), l’objet présente des facettes qui rappellent l’idée du tonneau tandis que sa collerette en évoque le cerclage métallique. « Celle-ci n’est pas une partie fixe dans le moule, on peut donc imaginer la réaliser à part, en bois ou plastique, de la personnaliser au nom du bistrot ou selon la région ». Quant au fini, il peut s’envisager émaillé de blanc, crème, foncé, mate ou scintillant. Le prototype existe : pour en lancer la production, il suffirait de trouver une petite manufacture… Une denrée devenue aussi rare en France que sont courants les pichets. « 

Pascale Nobécourt

 

Article publié dans la revue de la céramique, mars/avril 2014

Valeria Polsinelli est une potière urbaine et depuis 30 ans transforme différentes terres en objets poétiques et fonctionnels. C’est le cas de cette ruche de proximité, sculpture utilitaire, prête à accueillir les abeilles.

Guy-Noêl Javaudin est apiculteur professionnel, il a défini le cahier de charges pour une utilisation facile et qui tient compte des problématiques actuelles de l’apiculture et ceci à l’adresse d’amateurs d’ abeilles et de miel.

La vie de la colonie

La colonie (la reine et ses ouvrières) vit dans le corps de la ruche, en construisant les cadres de cire pour accueillir les œufs et les larves des jeunes abeilles. Ces cadres mobiles permettent de faire les visites régulières de contrôle de la santé de la colonie.

La récolte 

Le toit en dôme de la ruche sert au stockage des réserves de miel. C’est cette réserve qui peut être récoltée.

Une récolte en toute sécurité :  les abeilles dans la hausses descendent la nuit dans le corps de la ruche. La veille de la récolte la mise en place d’un plateau dit  « chasse abeilles » les empêche de remonter.

Le miel

Le miel est dans les alvéoles des rayons de cire naturelle. Il peut être recueilli en ouvrant la fine couche de cire qui bouche les alvéoles (les opercules). Il faut alors le laisser couler en renversant le toit sur un sceau.